Guillaume Payre, webmaster à Grenoble

Quelques observations et rappels factuels sur le risque d’une catastrophe nucléaire au Japon

Posted by payre sur 2011/03/13

A chaque fois qu’il y a un incident nucléaire (ils sont classés sur une échelle de plusieurs niveaux, le problème actuel est de niveau 4 sur une échelle qui en compte 7), ça m’énerve de voir les anti-nucléaires qui n’y connaissent rien faire de la désinformation et crier au loup et vouloir abandonner le programme nucléaire français (pour faire tourner des centrales au pétrole, au gaz, ou à charbon pour produire de l’électricité ?).

Quelques petits rappels purement factuels :

JAPON
Les réacteurs japonais touchés sont des petits réacteurs à eau « bouillant » (700 Méga watts).

En France les réacteurs vont de 700 ou 900 à ~1500 MW (EPR en construction à Flamanville). Ils sont à eau pressurisée (PWR).
Les réacteurs japonais n’ont qu’un circuit entre la cuve et le générateur. Les réacteurs français ont 2 circuits avec un échangeur thermique entre les deux.

Le combustible des réacteurs japonais contient un peu de MOX (uranium recyclé qui contient du plutonium).

Quand les journaux parlent de risque de fusion, c’est le risque que le coeur fonde comme à Tchernobyl ou Three Mile Island, pas qu’il y ai une réaction nucléaire de fusion (comme dans une Bombe H).

COMPARAISON Tchernobyl//Japon :
La centrale de Tchernobyl avait un refroidisseur/circuit de transmission graphite-gaz [CO2] (comme les première centrales françaises).
La bonne comparaison est avec Three Mile Island aux Etats-Unis qui avait un refroidisseur à eau préssurisé. Three Mile Island avait été classé incident de niveau 5/7 soit au dessus de l’incident actuel au Japon.

FRANCE
les réacteurs français ne sont pas dans des zones sismiques et sont conçus pour résister à des séismes de magnitude 6,5 sur l’échelle de Richter.

Le seul site à risque c’est Cadarache mais il n’y a là bas que des petits réacteurs de recherche.
L’autre site risqué est Fessenheim (Alsace) sur une faille sismique.
Les risques d’inondations (centrale du Blayais près de Bordeaux touchée il y a quelques années) sont plus importants que les risques sismiques car les centrales sont toujours près d’un point d’eau pour le refroidissement.

Les réacteurs les plus proches d’une zone sismique sont dans la vallée du Rhône (Pierrelatte…).

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Une Réponse to “Quelques observations et rappels factuels sur le risque d’une catastrophe nucléaire au Japon”

  1. Joel GREA said

    Il serait bon également de rappeler quelques vérités à propos de Tchernobyl :

    http://www.manicore.com/documentation/Tchernobyl.html

    Et du nucléaire en général :

    http://www.manicore.com/documentation/articles/idee_nucleaire.html

    On note, par exemple, comme barre haute, 4000 morts pour Tchernobyl, en comprenant tous les cancer provoqués directement et indirectement, là où la vidéo du lien de Guillaume en annonce 25 000, par ignorance journalistique.

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